Projet Robot 2018

Une liaison de cycle 3 à Mondeville (14)

1. Rencontre entre les acteurs du projet

Le projet concerne les CM2 de deux écoles de Mondeville (Paul Langevin et Les Tilleuls) ainsi que les 6e du collège Guy Liard de Mondeville. Les professeurs des écoles concernés [1] ainsi que deux enseignants du collège [2] se sont rencontrés en janvier pour définir les objectifs du projet et ses différentes phases. le choix s’est arrêté sur l’utilisation des robots Mbots, dont le collège et chaque école possèdent quelques exemplaires suite à un premier projet mené l’année précédente.
Les robots Mbots pré-programmés avec des comportements différents
Suite au bilan de l’année précédente, la nécessité d’une première présentation des robots et des grands principes de la robotique aux élèves des écoles est apparue. Puis, on planifie également :

  • l’accueil des CM2 au collège, où les élèves de 6e leur apprendront à programmer MBot ; ils devront repartir avec un défi à réaliser ;
  • un temps suffisant pour la recherche dans les écoles autour du défi, en envisageant la possibilité d’une visite d’un enseignant du collège pour répondre à des questions si besoin ;
  • le retour des CM2 au collège pour présenter aux élèves de 6e la réalisation de leur défi lors d’une demi-journée de mutualisation.

2. Découverte des robots par les écoliers

Début février, l’enseignant de technologie du collège est intervenu dans les classes des CM2 pour proposer aux élèves de découvrir cinq robots MBots. Ceux-ci avaient été préprogrammés pour adopter différents comportements que les élèves devaient découvrir, observer puis décrire et auquel ils devaient associer un adjectif qualificatif : explorateur, pilote, obéissant, peureux, amical. Chaque groupe a découvert successivement chaque robot en notant les attitudes et réactions de chacun.
Exploration des comportements
Les élèves découvrent que, si certains robots semblent avancer « tout seuls », d’autres ne se déplacent qu’en réaction à une action de leur part. Suite au même geste (passer la main devant le robot, par exemple) certains robots avancent, d’autres reculent. L’un d’entre eux n’avance que sur une ligne noire et ne prend pas en compte les mouvements que l’on réalise autour de lui.
Les divers comportements permettent de faire émerger les notions de capteurs et d’actions, que les élèves associent souvent sous la forme d’implications : « si on met la main à droite, [alors] il tourne à gauche », « si on cache la ligne noire, il s’arrête », etc.
Temps de synthèse Un temps de débat a permis une synthèse sur les différents comportements. Les notions de capteurs et d’actionneurs ont été présentées, avec une analogie avec les yeux et les muscles d’un humain ou d’un animal.

Qu’un même événement engendre des actions différentes s’explique alors par l’existence d’un programme, ici différent sur chaque robot, et qui associe à certains événements une action.
Mais comment réalise-t-on un programme ? C’est justement ce que les élèves de 6e allaient leur apprendre.

3. Les élèves de 6e apprennent aux CM2 à programmer MBot

En mars, les différentes classes de CM2 sont accueillies par les classes de 6e au collège. Répartis sur deux salles comportant des ordinateurs, des binômes, composés d’un 6e et d’un CM2, écrivent des petits programmes pour le robot MBot à l’aide de l’interface MBlock, les téléversent dans les robots et observent leurs comportements. Différents objectifs sont à réaliser pour s’approprier progressivement les instructions qui permettent de diriger un robot MBot.

Téléversement des programmes dans le robot Mbot

À la fin de ce temps de formation par les élèves de 6e, les élèves de CM2 repartent dans leur école avec un défi à réaliser. Celui-ci s’appuie sur des énigmes mathématiques dont les réponses permettent de construire un programme pour le robot et le diriger sur un parcours. Ils disposent désormais de plusieurs mois pour résoudre les énigmes et élaborer le programme du robot.

4. Les élèves de CM2 relèvent le défi

C’est en juin que les élèves des écoles sont venus présenter leur travail sur le défi. Le collège a accueilli sur une même demi-journée tous les CM2 qui avaient réalisé le projet ainsi que les élèves de CM1 des classes de CM1-CM2. Ces derniers avaient notamment fabriqué un robot à l’aide d’objets de récupération, devenu la mascotte du projet.

La présentation du défi de chaque classe de CM2 a eu lieu devant la classe de 6e qui l’avait accueillie. Les CM1 de l’école des Tilleuls [3] avaient fabriqué un décor sur le parcours des robots. Chaque programme réalisé a été testé pour vérifier si le parcours du robot correspondait au parcours prévu.

En parallèle, des petits groupes associant écoliers et collégiens ont participé à des ateliers Scratch sur ordinateur et ScratchJr sur tablette, l’objectif étant toujours de favoriser les échanges entre élèves : explication du fonctionnement d’une instruction, création collaborative d’un récit ou d’une animation, etc.

A l’issue de cette journée, les CM2 ont présenté leur travail autour des robots, se sont familiarisés avec les locaux du collège, ont échangé librement avec des élèves de 6e autour d’objets d’apprentissage partagés et ont rencontré des enseignants et AED de l’établissement.

Dans quelques mois, ils accueilleront au collège les prochains CM2 et devront à leur tour leur apprendre à programmer des robots...

Quelques tweets autour du projet.

Notes

[1David Lehericey, Laurent Mahaut et Bénédicte Simon de l’école Paul Langevin, et Agnès Lamidey, Laura Lebredonchel et Jean-Christophe Voisin de l’école des Tilleuls

[2Philippe Cuq, en technologie et Francis Denoyer, en mathématiques

[3il s’agit des classes de Pauline Duchemin et Charline Godey

Partager

Imprimer cette page (impression du contenu de la page)