Des ceintures qui libèrent

Enseigner avec les ceintures de compétences

Agnès et Larissa enseignent en CM2 dans la même école. Elles ont uni leurs forces, rassemblé leur deux classes (un seul CM2 de 45 élèves désormais) et mis en place un enseignement renouvelé sous forme de parcours de compétences.
Leurs objectifs ? Moins de cours frontal, plus d’attention aux élèves en difficultés mais aussi aux élèves très performants, une intégration plus fluide des outils numériques, le développement de l’autonomie des élèves et, au final, une amélioration des résultats.

Comment ça marche ?

Pour chaque compétence à acquérir, les élèves passent par quatre étapes de travail : l’apprentissage, la manipulation, les entraînements, la validation (et pour certains, la remédiation).

L’apprentissage

Avec sa fiche de travail, l’élève travaille une nouvelle notion en autonomie, à l’aide de documents textes et de ressources vidéos accessibles via les tablettes numériques. Il répond ensuite à quelques questions. Si son enseignante approuve les réponses, il pourra passer à l’étape de manipulation.

La manipulation

La manipulation se fait en groupes ou à deux, souvent au sol, parfois sur tablettes, mais toujours de façon autonome.

Les entraînements

Au bout de trois fiches d’entraînement, si l’élève se sent à l’aise, il peut tenter la validation. Mais certains restent plus longuement sur cette étape pour s’assurer que la notion est bien acquise.

Validation et remédiation

A l’issu des trois premières étapes, l’élève qui se sent prêt peut passer à la fiche de validation. Il ira ensuite se faire corriger par sa professeure, qui lui permettra de passer à l’apprentissage suivant (selon le plan de travail établi que l’élève garde avec lui), ou le guidera vers une remédiation personnalisée.

Organiser l’espace et le temps

L’aménagement de l’espace
Dans chaque salle de classe, on retrouve un centre guidé, des îlots et des zones où l’élève peut travailler au sol. Une seule des deux salles conserve un coin regroupement, et les bureaux des enseignantes sont réunis. Ce type d’aménagement permet d’accroître sensiblement l’espace de circulation, essentiel pour des élèves qui naviguent constamment d’une étape à l’autre de leur parcours.

Le planning
Les matinées sont réservées au français et aux mathématiques, selon un schéma ritualisé qui, grâce aux ateliers, laisse la part belle au travail en autonomie. On conserve des activités en classe entière, mais sur des temps assez courts.

Et ça fonctionne !

Ce qui garde les élèves motivés, c’est le respect du rythme de chacun : les plus à l’aise n’ont pas à attendre que tout le monde soit prêt pour avancer, les élèves en difficultés se rendent compte qu’ils progressent aussi, et que ce qui est validé est réellement maîtrisé. La diminution des temps de cours dialogué permet à ces mêmes élèves de ne pas exprimer leur difficultés à voix haute devant toute la classe, de ne pas perdre leur confiance en eux et la motivation pour les apprentissages. Tout le monde avance à son rythme, mais tout le monde avance !

Ressources

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